haAlors que Canal + essaie depuis
quelques années de renouveller la série française, c'est la
première fois que TF1 fait de même. Et autant dire qu'il était
temps quand on voit les séries de piètres qualités (et pas que la
série) auxquelles nous a habitués la première chaîne. Maintenant,
celle-ci sera-t-elle un cas isolée, ou annonce-t-elle le début
d'une petite révolution cathodique française ?
C'est donc nanti d'un budget confortable et surtout d'un
réalisateur de renom en la personne d'Olivier Marchall que TF1
lance "Flics", nom simple et efficace. Dès le début, le ton est
donné par une fusillade dans un immeuble entre la police et un
truand, le personnage principal campé par Frédéric Diefenthal qui
n'a jamais été aussi bon, fait signe à son collègue d'arrêter de le
couvrir avant de se faire tirer dessus, des flashs et le générique
nous montrent que, depuis, c'est une guerre entre ses deux hommes
appartenant tous deux à la PJ. Photographie glauque, violence,
générique à l'américaine, l'empreinte Olivier Marchall se fera
ressentir pendant les 4 épisodes au scénario souvent surprenant,
sur lequel nous ne dévoilerons rien mais qui se permet, souvent une
cruauté rare. Il reste d'ailleurs étonnant qu'un tel nihilisme
assumé ait pu passer en prime time. On regrettera simplement que la
réalisation ne soit pas toujours aussi bonne que quand Marchall
s'en charge. Mais ce serait sûrement trop demandé.
Une seule chose, on attend désormais de voir si la première chaîne
réussira à renouveler son catalogue avec un tel brio.
Jonathan
Placide