Y a un truc que j'adore au cinéma, c'est
voir les gens quitter la salle durant le film, choqués par ce
qu'ils sont en train de voir. C'est ainsi que j'ai pu voir une
personne d'origine asiatique, peut-être chinoise quitter la salle
lors d'une blague sur les chinois, et d'autres personnes partir
lors de blagues sur le peuple juif. Ce qui me donne envie de lancer
un début sur "Peut-on rire de tout ?". Non, je rigole, on s'en fout
en fait.
En tous cas, vous aurez compris que le personnage d'OSS 117 est
toujours aussi raciste, ne vous inquiétez pas pour autant, il reste
également mysogine et toujours aussi idiot. Heureusement, puisque
presque tout l'humour du film est basé là-dessus, à de rares
exceptions près. Mais dire que le film est entièrement assuré par
Jean Dujardin serait faux, car Hazanavicius y fait une fois de plus
preuve de goûts en multipliant des références que le grand public
ne verra pas forcément, avec une nette préférence pour le cinéma
d'Hitchcock d'ailleurs (La Mort aux Trousses et Vertigo sont
plusieurs fois cités, ainsi que la 5ème colonne) et une scène
entière en hommage au Magnifique de Philippe De Broca. Les plus
geeks d'entre nous apprécieront également l'hommage rendu aux films
de "lucha libre".
Par contre, une chose qui m'a fortement déplue, c'est le
copié-collé d'un gag complet d'Austin Powers de Jay Roach (le gag
du téléphone en split-screen). Car si le principe même d'avoir fait
d'OSS 117 une parodie renvoit forcément au personnage créé par Mike
Myers, je pense qu'il y avait une manière plus subtil de lui rendre
hommage. De même, le rythme du film souffre toujours du fait que
l'histoire ne semble être qu'un prétexte à l'enchainement de
sketch, même si cela se ressent un peu moins que dans le premier
volet.
Mais ce OSS 117 n'en est pas moins une bonne comédie, chose rare en
France ces temps-ci. google_ad_section_end -->
Jonathan Placide

