L'homme de Rio (1964) de Philippe De Broca  (critiques de films) posté le samedi 17 janvier 2009 14:10

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Réalisé en 1964 avec donc Jean Paul Belmondo dans le rôle titre, l’Homme de Rio est un autre film d’aventure de De Broca. Mais le bonhomme étant visiblement capable de se renouveler tout en gardant ses préoccupations et son univers, il nous concocte, encore une fois, un festival de légèreté totalement trépidant. Si la mise en scène mériterait parfois d’avoir une meilleure gestion de l’espace (dans la scène de fin avec les lianes) et que le film comporte quelques faux raccords (notamment lors des scènes d’actions) très visibles, il semble impossible de bouder cette œuvre totalement survoltée.

Car ce qui frappe lorsque l’on voit L’Homme de Rio c’est à quel point le personnage de Belmondo court, il court toujours, il ne s’arrête jamais ! Il passe d’un lieu à un autre, il fout le bordel partout, il est continuellement poursuivi par tout le monde, on a l’impression de voir le descendant d’un humour français que l’on à connu lors du muet, notamment dans les films de ,l’un peu trop oublié, Jean Durand, ou des personnages couraient durant 10 mn, poursuivis par tout le monde et cassant tout sur leurs passages, ne s’arrêtant jamais, malgré les meubles, les tables et les pianos qui leurs tombaient sur la tronche.
Et tout comme Durand influença le cinéma américain (Griffith lui même tourna un film dans l’esprit de ses comédies), on retrouve l’héritage du film de De Broca dans rien de moins qu’une saga réalisée par le plus grand cinéaste contemporain : la saga Indiana Jones de Steven Spielberg. Qu’il s’agisse de la relation entre Belmondo et un enfant durant une partie du film (faisant pensé a Jones / Demi Lune), de l’histoire d’amour électrique et délirante entre les deux protagonistes, de l’attitude très détendue et têtue de Belmondo, ainsi que de la recherche d’objets d’arts anciens par des personnes les convoitant à tout prix, aux morceaux de bravoures en pays étrangers (la séquence délirante et très audacieuse ou Belmondo se balade dans les airs sur son avion faisant des pirouettes) aux expédition en pleine nature pour réveiller un pouvoir ancien qui détruira les personnes qu’ils l’utilisent, il semble impossible de ne pas penser à la saga de Spielberg. Mais il faut également souligné que De Broca s’est beaucoup inspiré de la bande dessinée (on pense notamment aux aventures de Tintin), référence également très présente dans le cinéma de Spielberg (il va tourner en performance capture une adaptation de la bd d’Hergé et les influences étaient visible dans Le Temple Maudit).

Comme souvent chez De Broca c’est la femme (Francoise d’Orléac, délicieuse et excellente, qui forme un merveilleux duo avec Belmondo) qui fait pénétrer un homme dans une aventure délirante, lui faisant passer des épreuves qui lui feront prendre conscience de certaines choses. La fin illustre bien cela, lorsqu’un compagnon lui dit qu’il a traversé un long périple dans Paris pour venir jusqu’au train, Belmondo sourit, lui qui vient d’aller jusqu’à Rio pour une chevauchée fantastique ininterrompue. Les voies de l’imaginaire sont décidément impénétrable...

Ainsi la dernière image montre le train partant au loin, avec un vieux bonhomme allant dans le sens inverse, encore une fois, une phrase nous vient en tête : « amuse toi ça empêche de mourir » (même si la on devrait remplacer le mot « amuse » par "courir", car Belmondo à dût en baver !).

David Gendreau

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Tous les commentaires de l'article:
L'homme de Rio (1964) de Philippe De Broca

  • David

    dim 25 jan 2009 10:01

    Malheureusement, à ma connaissance, ce film n'hexiste pas en DVD. Il y a (trop) longtemps que je l'ai vu