A Paris, au 36 Quai des
Orfèvres, la police se prépare a changer de patron.
Les deux personnes pouvant acceder à ce poste sont deux
ancien amis que maintenant tout oppose. Le premier qui arrive a
coincer un groupe de violent malfaiteurs pourra prendre le controle
du 36 Quai des Orfèvres.
Olivier Marchal, qui a été lui meme policier, nous présente ici un polar crepusculaire dans la lignée des polars francais d'il y a quelques années mais en le mettant au gout du jour. Le film met face à face Daniel Auteuil et Gérard Depardieu , qui sont par ailleurs tout les deux impeccables, l'un est aimé et populaire, l'autre est méprisé, cinyque et solitaire. Au fur et a mesure les engrenages vont s'enclencher pour encercler nos deux protagonistes, manipulation, vengeance, orgeuil, violence vont etre les mots clés de la chute de nos personnages. Les policiers sont representés comme des gangsters, des le debut lorsque l'on voit deux hommes devicés la pancarte on pense immédiatement a des bandits, puis l'on voit par la suite que ce sont deux flics. Cela se reproduira juste apres lorsque, cagoulé, ils enlèvent un type pour le balancer nu dans un trou au milieu d'une forêt. Mais le rapprochement va plus loin, dès le debut l'on assiste a une scène, celle ou on voit Daniel Auteuil pleurer sur son lit en prison. En réalité cette scène arrivera plus tard dans le film, comme une condamnation, mais le personnage va pouvoir ensuite acquérir sa redemption en décidant de ne pas tuer le personnage de Depardieu pour s'occuper de sa fille. Cela vous rappelle-t-il quelque chose ? Bien evidemment ; Les Affranchis et Casino de Scorsese qui utilise exactement la meme chose. D'ailleurs lorsque , a la fin, Titi se fait battre a mort, il se fait tabasser a coup de bate de baseball, exactement comme le personnage de Joe Pesci a la fin de Casino.
On ne peut égalemment s'empecher de penser en visionant le film au polar de Michael Mann : Heat, en effet les rapports entre Léo Vrinks et Denis Klein est, sur certains points (mais ce n'est quand meme pas la meme chose), similaire aux rapports entre Vincent Hanna et Neil McCauley. D'ailleurs la photographie des deux films se ressemblent, et meme les affiches.
La mise en scène de Olivier Marchal est rigoureuse et s'adapte a toutes les situations, tantot tres derangeante (la scène ou les policiers jette dans un trou un homme nu), tantot élégante, tantot dynamique et percutante(la scène de fusillade, ou la chute par la fenetre). Le réalisateur se sent a l'aise aussi bien avec les scènes d'action qu'avec les scènes intime, ce qui lui permet donc de passer de choquant a touchant, d'energique a triste, et meme parfois de nous laisser esquisser un sourire. De plus l'utilisation du Scope par Marchal lui permet de noyer ses personnages dans l'espace, comme si ils etaient perdus. La photographie froide, les longs manteaux noirs et les pavés mouillés nous rappelle les images d'un certain Melville, tout en s'imposant parfaitement dans le film. La bande son est réussie et extrèmement triste. Son point noir est qu'elle est justemment ,a certains moments, utilisées de facon superflu, alors que les images se suffisent a elle meme et ne necessite aucunement de la musique pour accentuer les émotions.
Mais ne crachons pas dans la soupe, 36 Quai des Orfèvres est une réussite évidente, la resurrection d'un genre francais que l'on a aimé. Alors franchement, ca fait plaisir !
Olivier Marchal, qui a été lui meme policier, nous présente ici un polar crepusculaire dans la lignée des polars francais d'il y a quelques années mais en le mettant au gout du jour. Le film met face à face Daniel Auteuil et Gérard Depardieu , qui sont par ailleurs tout les deux impeccables, l'un est aimé et populaire, l'autre est méprisé, cinyque et solitaire. Au fur et a mesure les engrenages vont s'enclencher pour encercler nos deux protagonistes, manipulation, vengeance, orgeuil, violence vont etre les mots clés de la chute de nos personnages. Les policiers sont representés comme des gangsters, des le debut lorsque l'on voit deux hommes devicés la pancarte on pense immédiatement a des bandits, puis l'on voit par la suite que ce sont deux flics. Cela se reproduira juste apres lorsque, cagoulé, ils enlèvent un type pour le balancer nu dans un trou au milieu d'une forêt. Mais le rapprochement va plus loin, dès le debut l'on assiste a une scène, celle ou on voit Daniel Auteuil pleurer sur son lit en prison. En réalité cette scène arrivera plus tard dans le film, comme une condamnation, mais le personnage va pouvoir ensuite acquérir sa redemption en décidant de ne pas tuer le personnage de Depardieu pour s'occuper de sa fille. Cela vous rappelle-t-il quelque chose ? Bien evidemment ; Les Affranchis et Casino de Scorsese qui utilise exactement la meme chose. D'ailleurs lorsque , a la fin, Titi se fait battre a mort, il se fait tabasser a coup de bate de baseball, exactement comme le personnage de Joe Pesci a la fin de Casino.
On ne peut égalemment s'empecher de penser en visionant le film au polar de Michael Mann : Heat, en effet les rapports entre Léo Vrinks et Denis Klein est, sur certains points (mais ce n'est quand meme pas la meme chose), similaire aux rapports entre Vincent Hanna et Neil McCauley. D'ailleurs la photographie des deux films se ressemblent, et meme les affiches.
La mise en scène de Olivier Marchal est rigoureuse et s'adapte a toutes les situations, tantot tres derangeante (la scène ou les policiers jette dans un trou un homme nu), tantot élégante, tantot dynamique et percutante(la scène de fusillade, ou la chute par la fenetre). Le réalisateur se sent a l'aise aussi bien avec les scènes d'action qu'avec les scènes intime, ce qui lui permet donc de passer de choquant a touchant, d'energique a triste, et meme parfois de nous laisser esquisser un sourire. De plus l'utilisation du Scope par Marchal lui permet de noyer ses personnages dans l'espace, comme si ils etaient perdus. La photographie froide, les longs manteaux noirs et les pavés mouillés nous rappelle les images d'un certain Melville, tout en s'imposant parfaitement dans le film. La bande son est réussie et extrèmement triste. Son point noir est qu'elle est justemment ,a certains moments, utilisées de facon superflu, alors que les images se suffisent a elle meme et ne necessite aucunement de la musique pour accentuer les émotions.
Mais ne crachons pas dans la soupe, 36 Quai des Orfèvres est une réussite évidente, la resurrection d'un genre francais que l'on a aimé. Alors franchement, ca fait plaisir !
David Gendreau