On ne demande pourtant
que ça, à savoir du vrai cinéma de genre en
France. Alors, autant dire que l’on se devait de voir
Chrysalis en salle, ne serait-ce que pour encourager ce genre
d’initiative. Encore un film que l’on aimerait pouvoir
défendre mais qui a tendance à s’enfoncer tout
seul. Tout d’abord, le scénario en lui-même ne
mérite pas un traitement sous forme de long-métrage.
Simple et déjà-vu, il laisse constamment le
spectateur avec une longueur d’avance confortable sur la
suite des évènements. Ensuite, il est difficile de
savoir si le problème vient des dialogues ou plutôt de
l’interprétation mécanique des acteurs qui les
récitent car, c’est simple, on n’y croit pas une
seconde. Vient ensuite la photographie, qui se veut proche de
Minority Report mais est au final tellement extrème dans ses
choix monochromatiques qu’elle en devient ridicule (il suffit
de voir à la fin du film le journal dont la couverture est
en noir et blanc alors que nous sommes censés être
dans le futur et qu’aujourd’hui, toutes les couvertures
sont en couleur). La musique est elle-aussi, complètement en
désaccord avec les images montrées, comme-ci les
morceaux avaient été imposés avant même
le premier tour de manivelle.
Parlons maintenant de la réalisation. Il s’agit une nouvelle fois d’un point négatif du film qui, pourtant, laisse présager du meilleur pour la suite de la carrière du réalisateur. En effet, tout est réellement beau, il y a un véritable sens du cadre, une volonté d’aller vers le spectaculaire, et de vraies trouvailles visuelles. Le problème, c’est que ce n’est jamais en accord avec le sujet traité. Un peu comme-ci le réalisateur voulait absolument montrer son savoir-faire sans jamais se soucier de l’histoire. En témoigne le travelling vertical qui accompagne le mouvement de l’ascenseur à travers les étages, une idée véritablement intéressante si les étages en question n’étaient pas vides, justement, mais montraient des détails importants pour l’histoire.
Bref, Chrysalis est un véritable rendez-vous manqué, un film raté et non un mauvais film qui laisse entrevoir tout le potentiel d’un nouveau réalisateur, et ça, c’est quand même pas si mal.
Parlons maintenant de la réalisation. Il s’agit une nouvelle fois d’un point négatif du film qui, pourtant, laisse présager du meilleur pour la suite de la carrière du réalisateur. En effet, tout est réellement beau, il y a un véritable sens du cadre, une volonté d’aller vers le spectaculaire, et de vraies trouvailles visuelles. Le problème, c’est que ce n’est jamais en accord avec le sujet traité. Un peu comme-ci le réalisateur voulait absolument montrer son savoir-faire sans jamais se soucier de l’histoire. En témoigne le travelling vertical qui accompagne le mouvement de l’ascenseur à travers les étages, une idée véritablement intéressante si les étages en question n’étaient pas vides, justement, mais montraient des détails importants pour l’histoire.
Bref, Chrysalis est un véritable rendez-vous manqué, un film raté et non un mauvais film qui laisse entrevoir tout le potentiel d’un nouveau réalisateur, et ça, c’est quand même pas si mal.
Jonathan Placide
mustapha
dim 28 déc 2008 15:56